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De nouveaux médicaments
immunomodulateurs disponibles sous forme topique, le tacrolimus
(Protopic) et le pimécrolimus (Elidel), devraient
bientôt être disponibles pour le traitement de
la dermatite atopique.
Le tacrolimus, un médicament des laboratoires
Fujisawa, est déjà utilisé sous
le nom de Prograf dans sa forme
systémique pour prévenir les phénomènes
de rejet après transplantation d'organe. Ce médicament,
qui est disponible au Japon depuis 1999, est autorisé
aux Etats-Unis, au Canada et dans plusieurs pays européeens
pour le traitement de la dermatite atopique modérée
à sévère des enfants de plus de 2 ans
et des adultes. Il devrait apparaître prochainement
sur le marché français.
Ce produit a fait l'objet de nombreux essais cliniques. Une
étude internationale randomisée, menée
en double aveugle chez 560 jeunes patients de 2 à 15
ans souffrant de dermatite atopique modérée
à sévère, a révélé
que l'application 2 fois par jour pendant 3 semaines d'une
crème à 0,03% ou à 0,1% de tacrolimus
permet d'obtenir des résultats cliniques aussi bons,
voire meilleurs que l'utilisation d'une crème contenant
1% d'acétate d'hydrocortisone. Une étude entreprise
pendant 12 mois chez 316 adultes a également mis en
évidence un taux d'amélioration important et
les données recueillies en ouvert chez les patients
traités parmi lesquels 7 900 enfants, suggèrent
que ce traitement est bien toléré.
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Plus
récent, le pimécrolimus (Elidel), un médicament
des laboratoires Novartis, existe sous la forme d'une crème
à 1% qui est autorisée depuis cette année
pour le traitement des enfants de plus de 3 mois et des adultes
atteints de dermatite atopique dans plusieurs pays d'Amérique
centrale et du Sud, bientôt au Danemark. Ce produit
inhibe la libération la libération des cytokines
pro-inflammatoires. Deux études entreprises sur 961
enfants au total ont révélé qu'il prévient
de plus de moitié l'apparition des nouvelles lésions
cutanées après un an de traitement.
En conclusion, ces deux médicaments semblent posséder
une efficacité intéressante. Néanmoins,
leur tolérance reste en dépit de données
plutôt rassurantes mal évaluées au long
cours. " Ils devraient donc dans un premier temps être
réservés aux patients qui ne répondent
plus aux dermocorticoïdes ou qui les tolèrent
mal ", juge le Pr Christine Bodemer (hôpital Necker,
Paris).
Dr Corinne Tutin, Panorama du Médecin
- n°4860 du 19 septembre 2002. D'après les communications
de : J. Simon (université de Fribourg, Allemagne) ;
M. Rustin au nom du Groupe européen et canadien d'étude
du tacrolimus (Royal Free hospital, Londres, Grande-Bretagne)
; M. Lebwohl (Mount Sinai School of Medicine, New-York, Etats-Unis)
; T. Luger (université de Munster, Allemagne) ; C.
Bodemer (hôpital Necker, Paris). |